Le MAJORAT a été  créé, par Napoléon 1er,  par sénatus-consulte du 1er août 1806, complété par deux statuts du 1er  mars 1808,  afin de rendre le titre de noblesse héréditaire et transmissible à un enfant légitime, légitimé ou adopté avec des biens rendus inaliénables afin d’éviter l’appauvrissement de sa noblesse comme cela avait été pour celle de l’Ancien Régime.

Le MAJORAT a été créé, par Napoléon 1er,  par sénatus-consulte du 1er août 1806, compété par deux statuts du 1er  mars 1808,  afin de rendre le titre de noblesse héréditaire et transmissible à un enfant légitime, légitimé ou adopté avec des biens rendus inaliénables afin d’éviter l’appauvrissement de sa noblesse comme cela avait été pour celle de l’Ancien Régime.
A Charny, c’est un majorat du 2ème statut : « majorat à la demande » qui a été institué. (1)

baulny (2)César Louis de BAULNY :

baulny (2)César Louis de  Baulny* (prononcer Bauny) propriétaire de terres à Gesvres le Chapitre (153 ha), à Villeroy de deux fermes (174 ha), [où il était maire et habitait le château qui a appartenu aux Ricouart d’Hérouville], possédait également les terres et la ferme de Choisy le Temple rachetées le 25 avril 1806 à Jacques Guérard** d’une superficie d’environ 174 hectares d’un seul tenant et produisant un revenu de 20 803 francs : c’est, cette dernière propriété qu’il a fait ériger en Majorat avec le titre de baron par lettres patentes du 2 novembre 1810.

Marié en mai 1786 à Paris avec Charlotte Adrienne Baudon de Mony, il est décédé à Pais le 13 septembre 1812.

Alfred Charles César de BAULNY :

C’est son fils aîné, Alfred Charles César, qui lui a succédé : il n’a que 13 ans. Il a un frère plus jeune : Thibault Marie Eugène.

Depuis 1794, le fermier de Choisy le Temple était Etienne César Lavaux qui  remplaça un dénommé Magdelain.

En 1816, la baronne de Baulny aida à la restauration de la nef de l’église de Charny.

Le 30 mars 1821, il a fait enregistrer au Sceau, son brevet d’inscription comme titulaire du majorat.

Le 15 mars 1834, il épousa Laure de Chateaubriand, petite nièce du grand écrivain René, dont il aura deux fils Charles Louis Camille, né en 1835 et Christian Félix Eugène, né en 1840.

En 1860, a eu lieu à Choisy le Temple, un comice agricole, où Ferdinand Hippolyte Lavaux [fils d’Etienne César, il a pris la succession de son père en 1832]  reçoit une médaille de vermeil. MM. de Baulny et Lavaux seront les expérimentateurs d’une agriculture moderne.

En 1877, il a fait un don de 2000 francs pour la restauration de l’église qui sera inaugurée en 1880, représenté par son fils Camille ; il offrit également un vitrail avec Mme Courtier.

Charles Louis Camille de BAULNY :

Il s’est marié en 1870, le 8 mars à Jeanne d’Yrande et auront 3 enfants : Laure née en 1871, Jean en 1874 et Guy Antoine Louis Marie en 1875 qui reprendra à la mort de son père en 1914, le titre de baron.

Camille de Baulny est maître des requêtes au Conseil d’Etat.

A la mort de son père, en 1894, il est le deuxième successeur du majorat et le dernier à pouvoir l’être suite à la loi de la IIème République du 7 mars 1849. Il avait été investi par acte ministériel du 16 novembre 1894, qui sera suivi rapidement par son annulation, rendant les terres de Choisy de nouveau aliénables.

La famille est toujours représentée.

Blason : écartelé : au 1er de gueules à trois besants d’or ; au 2ème de gueules, à la muraille crénelée d’argent ; au 3ème d’azur au pélican avec sa piété d’argent surmontée d’un soleil rayonnant d’or ; au 4ème d’azur au lion rampant d’or.

 

 

*César Louis de Baulny est né à Buzancy (Ardennes) le 31 mars 1744 et est le fils de Pierre César, négociant et de Guyot Marie Anne. Avant la Révolution, il était pourvu de la charge de trésorier général de l’ordinaire de la guerre (1777) et de la Maison Militaire du Roi. Trésorier de l’armée française (Rochambeau) de l’Amérique septentrionale en 1780, il est présent à la bataille de Yorktown. Au retour, il est Administrateur des domaines jusqu’en 1791.

 

 

** Jacques Guérard a acheté la ferme de Choisy le Temple, vendue comme bien national et ayant appartenu à l’Ordre de Malte, le 12 nivôse an III pour 7 756 500 livres. (AD S&M 1Q1061/2)

(1) Il existait deux sortes de Majorat :
Le majorat dit de propre mouvement constitué par des biens donnés par l’empereur.
Et le majorat sur demande constitué par le chef de famille, sur ses biens propres donnés à un descendant après autorisation.

Sources :

Sur le Majorat : Répertoire des familles nobles de l’Empire et de la Restauration titulaires d’un majorat sur demande. Sigurd Stegmann von Pritzwald et François Pascal ; SPM 2005.

rédacteur : Daniel CLEMENT