La rue Jean  Jaurès est un tronçon de l’ancienne voie romaine qui reliait le Pagus Meldensis à Lutetia Parisiorum ; un gué sur la Beuvronne permettait le passage à cet endroit.

Avant le creusement du canal de l’Ourcq, la route de Meaux qui est une partie de la route d’Allemagne allant de Paris à Mayence, passait par la rue de Charny qui est dans le prolongement direct de la rue Jean Jaurès.

Grande Rue

Vers 1547, cette rue est dénommée tantôt « Grande Rue » tantôt « la Chaussée » (la traversée de Claye était pavée) et le plus souvent « la grande Voyrie ».

« Grande rue » a été renommée  « rue Jean Jaurès » au lendemain de la 1ère guerre mondiale.

Jean Jaurès lisant L’Humanité photographie de Henri Manuel, vers 1905

Qui était Jean Jaurès[1]?

Homme politique, philosophe et historien, Jean Jaurès (Auguste Marie Joseph Jean Léon Jaurès) est né le 3 septembre 1859 dans une famille bourgeoise de Castres (Tarn).

Professeur de philosophie, il enseigne tout d’abord à Albi, puis à Toulouse (1882).

Il fait son entrée en politique alors qu’il n’est âgé que de 25 ans comme candidat républicain aux élections législatives de 1885. Il est élu député du Tarn et siège à l’Assemblée nationale.

Jean Jaurès adhère au Parti Ouvrier Français et est député socialiste jusqu’en 1898. Il se consacre alors au journalisme (il est co-directeur et éditorialiste du journal « la Petite République Socialiste »).  Jean Jaurès mène une fervente campagne pour la libération d’Alfred Dreyfus.

En 1902, il fonde le Parti Socialiste Français. Il est désigné Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Il fonde le journal « l’Humanité » en 1904 dont il prend la direction. Il mène les grandes batailles parlementaires de la gauche pour la séparation des Eglises et de l’Etat, l’enseignement laïc, les libertés syndicales, les droits de l’homme, la nationalisation des grandes entreprises…

Il lutte ensuite contre la montée des nationalismes et la militarisation croissante des grandes puissances européennes.

Jean Jaurès est tué d’un coup de révolver, le 31 juillet 1914(3 jours avant le début de la Première Guerre Mondiale) par un militant d’Extrême droite, Raoul Villain[2] . Sa dépouille repose au Panthéon.

De nombreuses communes françaises ont baptisé des rues et des places à son nom. À Paris, deux stations de métro portent son nom : Jaurès[3] et Boulogne–Jean Jaurès[4]. De nombreuses écoles, collèges et lycées portent aussi son nom.

[1] Jean Jaurès : d’après wikipedia.org et Republique-des-lettres.fr.

[2] Bien que sa culpabilité ne fasse aucun doute, lui-même ayant avoué son acte, Raoul Villain est acquitté en 1919, dans un contexte de ferveur nationaliste. Exilé en Espagne, il est assassiné par des anarchistes durant la guerre civile. (Wikipédia)

[3] Cette station, sur la ligne 2, 5 et 7bis, portait initialement le nom : Rue d’Allemagne et fut rebaptisée Jaurès dès août 1914.

[4] Boulogne – Jean Jaurès est une station de la ligne 10 du métro de Paris, située sur la commune de Boulogne-Billancourt.

Le Gal De Gaulle dans sa DS

 

En 1965, le 17 juin : le président Charles de Gaulle a emprunté la rue Jean Jaurès.

 

 

 

 

En 1976, l’institution d’un sens unique est proposée.

Le conseil municipal  a donné son accord pour une application immédiate (en décembre 1976).

De nos jours, la rue Jean Jaurès a perdu beaucoup de ses commerces.

La rue Jean Jaurès est l’ancien tracé de la route N.3. La déviation de Claye-Souilly est ouverte à la circulation le 2 novembre 1959. Sa construction a débuté en 1957.(La Marne du 5/11/1959)

 

descente de la Grande Rue

Françoise LEROY